Et si nos croyances étaient des murs invisibles ?
Premier article de "Lucid Questions" – la partie où l’on explore les sujets de l’intérieur, sans filtre.
Prologue : pour lancer ce projet qui nous tient tant à cœur, pour enfin sortir d’une situation qui ne nous convient plus, nous attendons souvent d’être « prêts », d’être légitimes, ou même d’obtenir une validation divine. Comme si ces attentes servaient à justifier l’invisible prison que nos propres croyances construisent autour de nous.
Récemment, j’ai discuté avec Chelsea de ces questions qui, parfois, nous enferment davantage qu’elles ne nous libèrent.
Réponse de Chelsea, elle ne s’attendait pas à une question aussi personnelle, mais malgré un peu de nervosité, elle a eu le courage d’y répondre avec honnêteté.
Question 1 :« Quelle croyance sur ta progression devrais-tu abandonner pour avancer ? »
Nous sommes à la croisée de deux croyances : l'intérêt de la comparaison aux autres, que ce soit en termes de réussite, de carrière ou d’autres aspects et mode de vie. Avec la révolution des réseaux sociaux et le monde du paraître, il est parfois difficile d’échapper au conformisme imposé par les attentes de la société. Pourtant, cette comparaison est plus nuisible que bénéfique. À l’inverse, s’inspirer de quelqu’un, apprendre d’un mentor peut être enrichissant. Je pense que c'est important d'avoir du recul et ne pas chercher à devenir une autre personne pour se conformer.
Dans un monde qui avance à toute vitesse, sous une pression constante et dans un contexte souvent flou et incertain, accorder trop d’importance aux avis de ceux qui ne comprennent ni son cheminement de vie ni les combats menés est une seconde croyance qui peut être limitantes. Le fait de ne pas se laisser influencer par les autres est un défi.
Question 2 : « Quelle nouvelle croyance devrais-tu adopter ?
Celle de l'importance de la maîtrise de soi.
C'est une croyance qui englobe l’apprentissage de soi, la gestion de ses émotions, la capacité à mieux réagir face à différentes situations. On a souvent cette tendance à vouloir changer le monde, ou à attendre que les autres changent, alors que le véritable changement commence par soi-même. Prendre conscience de cela, c’est déjà un premier pas pour avancer.
Face aux aléas de la vie, et à travers les expériences accumulées, il faudrait développer une capacité à prendre du recul sur son parcours. Trouver et adopter une forme de résilience qui nous est propre, et non celle dictée par les autres. Car ce qui marche pour les autres n'est peut-être pas ce qui va marcher pour moi. Identifier ce qui fonctionne le mieux pour soi en cas d’obstacle ou d’échec, afin de pouvoir se relever par la suite.
Alors, je te propose un peu de courage et de tester ce petit exercice lucide :
1. Écris ta croyance toxique préférée sur un Post-it (ex : Je dois tout contrôler pour réussir).
2. Brûle-le pour symboliser le fait que tu te détaches de cette croyance (surtout reste prudent).
3. Rédige son antidote en commençant par « Et si… ». Et si le lâcher-prise était mon superpouvoir ?
Vous pouvez partager votre expérience en commentaire – promis, on lit tout. Même les trucs écrits à 4h du mat).
Épilogue : la vérité de Chelsea (et la nôtre)
En la lisant, je me suis dit que le jour où j’assumerai d’être un work in progress, je deviendrai ma propre œuvre d’art. Parce que nous avons encore beaucoup à apprendre de la vie.


Commentaires