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Je le ferai demain, j’ai encore le temps

Si tu lis ça, c’est probablement que tu devrais être en train de bosser sur un truc que tu trouves chiant. La procrastination t'a emprisonné dans ce doux poison qui transforme une tâche de 30 minutes en angoisse existentielle de trois semaines. Spoiler : ce n’est pas une question de flemme. C’est notre cerveau qui panique et préfère scroller plutôt que souffrir. Si l’on croit de théorie de l'auto-régulation (Roy Baumeister, 2002 ) on sait ce qu’on doit faire, mais on n’arrive pas à s’y mettre. L’auto-régulation, c’est notre capacité à gérer nos pensées, nos émotions et nos comportements pour atteindre nos objectifs. Quand elle fonctionne bien, on arrive à se motiver malgré les tâches ennuyeuses ou exigeantes. Mais quand elle faiblit, on repousse, on rationalise, on culpabilise… et on recommence. Solution ? Arrête de négocier avec toi-même. Pose un timer, fais 5 minutes. Juste 5. Pas pour "finir", juste pour commencer. Voici ce que propose la théorie de l...

Le guide ultime pour rater sa vie (et trouver ça presque chic)

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J'ai longtemps cru qu'il y avait plusieurs façons d'apprendre, ou plutôt, d'encaisser ce que la vie nous envoie. La première, c'est la version feel good movie . Tu tombes par hasard sur une idée, un livre, une vidéo, une conversation qui te touche. Ça résonne pile avec ce que tu vis. Tu sens une petite ouverture, une curiosité, l'envie de tout changer. Mais soyons honnêtes : ça dure rarement plus de deux mois. Faute d'engagement, de discipline, ou simplement de courage, l'élan retombe comme un soufflé. La deuxième manière, c'est la brutale. Le scénario catastrophe . L'événement qui t'explose à la figure et te force à regarder ta réalité en face. Là, pas de fuite possible. C'est douloureux, ça gratte, ça saigne parfois. Mais c'est souvent là qu'on change pour de vrai, parce qu'on n'a plus le choix. Et puis, il y a la troisième. La plus sournoise, ma spécialité personnelle. Le déni flottant . Tu sens bien que quelque chose ...

Et si tout partait de nous ?

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Figure majeure de la psychologie du bien-être, Robert Holden a fait de la relation à soi le cœur de son best-seller  Loveability . Pour lui, l'amour des autres n'est que le reflet de l'amour que l'on se porte. C'est de ce postulat fondamental qu'est née son affirmation : « Votre relation avec vous-même donne le ton à toutes les autres relations que vous entretenez ».  Et si tout partait de là ? Qu’est-ce que cela signifie concrètement pour chacun d’entre nous ? Comment la façon dont nous nous parlons, nous respectons ou parfois, nous négligeons influence-t-elle nos amitiés, nos amours, nos liens familiaux ou professionnels ? Traduisons cela. Si notre dialogue intérieur est un critique permanent, comment pourrirons-nous accueillir les compliments des autres sans méfiance ? S'il est une source d'anxiété, comment nos relations amoureuses ne seraient-elles pas teintées de dépendance ou de peur de l'abandon ? Prenons un instant. Rappelons-nous la dernière...

Le repos est politique

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On dit souvent qu’on a “gagné” nos vacances . Comme si le repos devait se mériter, comme si s’arrêter n’était pas un droit, mais une récompense au bout d’un effort. Mais derrière cette formule, il y a une histoire bien plus politique qu’on ne l’imagine. Quand le repos devient un droit : la France de 1936 En France, le repos collectif n’est pas une évidence : il est le fruit d’un rapport de force. Ce n’est qu’en 1936, avec le Front populaire et Léon Blum , que les congés payés sont instaurés. Deux semaines, payées par l’employeur. Pour des millions d’ouvriers, c’était la première fois que l’on pouvait cesser de travailler sans perdre son revenu. Ce moment a marqué un basculement : le repos n’était plus seulement une affaire individuelle, il devenait une conquête sociale. Mais cette conquête a été pensée dans un contexte précis : celui d’une Europe industrielle, où les travailleurs étaient massés dans les usines et pouvaient peser collectivement sur la politique. Il ne faut pas négliger...

7 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐢𝐬𝐭𝐢𝐧𝐠𝐮𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐯𝐫𝐚𝐢 𝐝𝐮 𝐦𝐚𝐫𝐤𝐞𝐭𝐢𝐧𝐠 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥

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On trouve de plus en plus de personnes qui vulgarisent la santé mentale. C’est une bonne chose, mais cela demande aussi de rester vigilant et de se poser les bonnes questions. Voici quelques réflexes critiques à garder en tête :  7 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐢𝐬𝐭𝐢𝐧𝐠𝐮𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐯𝐫𝐚𝐢 𝐝𝐮 𝐦𝐚𝐫𝐤𝐞𝐭𝐢𝐧𝐠 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐝𝐞 ́ 𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥 Ceci est un guide pour cultiver son esprit critique sans tuer sa curiosité. Inspiré de l’approche de Kathleen Couillard et Ève Beaudin , version « coachs bien-être », mentors holistiques et créateurs de mindset lifestyle . Le développement personnel navigue entre bienveillance, spiritualité, business et storytelling. Il attire, inspire, mais brouille aussi les pistes. Voici 7 questions simples à se poser avant de s’inspirer (ou de payer) un·e coach ou influenceur·e. 1️ - Quelle est l’expertise réelle de cette personne ? Avoir vécu une transformation personnelle ne fait pas de soi un pr...