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Affichage des articles associés au libellé Lucid reflections

Le guide ultime pour rater sa vie (et trouver ça presque chic)

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J'ai longtemps cru qu'il y avait plusieurs façons d'apprendre, ou plutôt, d'encaisser ce que la vie nous envoie. La première, c'est la version feel good movie . Tu tombes par hasard sur une idée, un livre, une vidéo, une conversation qui te touche. Ça résonne pile avec ce que tu vis. Tu sens une petite ouverture, une curiosité, l'envie de tout changer. Mais soyons honnêtes : ça dure rarement plus de deux mois. Faute d'engagement, de discipline, ou simplement de courage, l'élan retombe comme un soufflé. La deuxième manière, c'est la brutale. Le scénario catastrophe . L'événement qui t'explose à la figure et te force à regarder ta réalité en face. Là, pas de fuite possible. C'est douloureux, ça gratte, ça saigne parfois. Mais c'est souvent là qu'on change pour de vrai, parce qu'on n'a plus le choix. Et puis, il y a la troisième. La plus sournoise, ma spécialité personnelle. Le déni flottant . Tu sens bien que quelque chose ...

À toutes ces personnes qui n’ont pas (encore) réussi à suivre leurs résolutions cette année

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On est tous là, au début de l’année, à se dire : « Cette année, je vais tout donner. » Je vais me (re)mettre au sport. Je vais planifier des vacances de fou. Je vais faire plus d’activités. Je vais organiser mon mariage, changer de boulot, adopter un chat, reprendre le piano, méditer tous les matins… La liste est longue. Et si elle ne l’est pas, c’est déjà un problème. Honnêtement ? Je n’ai pas fait de liste. Pas de résolution en bullet points, pas de tableau Excel de mes envies. Juste un truc flou mais tenace : j’avais envie de ressentir quelque chose. Quelque chose de vrai. De vivant. Ce que je cherche encore, aujourd’hui, c’est une forme de plénitude . Une liberté qui ne ressemble pas à un grand départ mais à un retour à soi. Je l’ai cherchée dans pas mal d’endroits : les rencontres, le sport, les sensations fortes, les dimanches passés à écouter des playlist Jazz comme si c’était ça, la réponse. Mais la vérité, c’est que je ne l’ai pas trouvée. Pas encore. Et puis est arrivé...

Ils ne savent pas ce que c’est, la paix

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C’est comme être seul dans une église vide, juste toi, tes prières et Dieu. Une vraie intimité. C’est ce silence doux après avoir partagé quelque chose de personnel - et comprendre qu’on ne t’a pas jugé. C’est ne pas sursauter ou paniquer quand une notification arrive. C’est le calme après un fou rire avec ta mère, un petit sourire encore accroché aux lèvres. C’est cette sensation de paix dans ton corps après le sport : l’euphorie, l’énergie, l’apaisement. Ne plus être accro à la stimulation. Être conscient de ce à quoi on choisit de donner son attention. La paix, c’est avoir des moments qui n’appartiennent qu’à toi. La paix, c’est penser qu’on guérit parce qu’on remet de l’ordre dans sa vie,  puis comprendre qu’en réalité, on faisait juste survivre. Et choisir, cette fois, de s’aligner vraiment au lieu de simplement tenir le coup. C’est comprendre que la présence, la vraie, est plus précieuse que le temps. C’est une bouchée chaude, pleine du goût familier. C’est accept...

Arrêter de faire semblant et sortir de la cage des attentes

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  Il y a des jours où la vie serre un peu trop fort. Je ne sais pas pourquoi, mais ma gorge se noue. Je n’ai pas envie de parler, de dire les choses comme je les ressens. C’est comme si tout se bloquait à l’intérieur. Physiquement, ça se traduit : mal de dos, tension dans la poitrine. Un genre d’asphyxie douce. J’ai cru que c’était juste un besoin de solitude. Alors je me suis isolée, pensant que ça allait suffire. Juste rester avec moi-même, me perdre dans mes pensées, penser mes pensées – un peu en boucle. Mais ça ne suffisait pas. Puis un jour, j’ai tout lâché. Tout ce que je refoulais depuis longtemps, je l’ai vomi sans filtre. J’ai arrêté de me mentir. Une pression reste une pression, mais au moins elle était sortie. Et d’un coup, j’ai pu respirer un peu mieux. Je me suis sentie soulagée. J’ai cru que ça irait mieux. Mais le lendemain, c’est revenu. Oppression, encore. Alors j’ai regardé autour de moi. Et j’ai compris que ce qui m’étouffait, c’était cette idée que j...

Le miroir ment

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Il y a quelques semaines, je me suis mise à galérer pour trouver des vêtements à mettre. J’ai une armoire de quatre portes remplie de vêtements. Mais rien ne m’allait. Du moins, c’est ce que je pensais. Depuis, chaque matin, je fais mon possible pour limiter le moment où je check ma tenue du jour dans la glace. Parce que je n’aime pas, tout simplement. Ça ne me plaît pas du tout, et je me rassure à me dire que la beauté n’a rien à voir avec les kilos. Ça je le sais. Mais il y aura toujours quelqu’un dans la rue ou dans mon entourage pour me dire que je suis bien mignonne avec ce poids en plus. On ne peut pas vivre tranquillement. Franchement, ça me foule.  Pourtant, à notre époque, il y a quand même pas mal de discours et d’inspiration pour combattre cette tyrannie de la minceur.                        Ça me rappelle mon adolescence. Mon plus grand complexe était mes cheveux. Je les lissais avant et je trouvais ça joli, ju...

Pour ces moments où tu ne ressens plus rien

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Soyons honnêtes, on a tous connu ce moment où tout semble fade, où notre vie ressemble à une page blanche. Et là, deux options s’offrent à nous : – Soit on panique : Il me manque quelque chose, ma vie n’a aucun sens. Vite, remplissons ce vide à tout prix ! – Soit on l’accepte : Tiens, ce vide, c’est peut-être l’occasion de réfléchir à certaines choses. Un truc à réinventer. Une opportunité. Pourquoi ressent-on ça ? Parce qu’on pense souvent que, pour être heureux, tout doit se passer à merveille. Parce qu’on croit parfois que le bonheur dépend des circonstances extérieures. Parce qu’on a trop d’attentes. Parce qu’on a constamment besoin de changement. Sache-le : ce vide n’est pas une impasse. C’est une pièce blanche qui attend tes couleurs. Lao Tseu le disait déjà :  « C’est le vide qui rend le vase utile. ».  Sans lui, pas d’espace pour accueillir l’inattendu, le neuf, le possible. Quand le ciel ressemble à une toile abstraite et que ton visage se fond dans l’ombre, Tu...

Tous les vides ne font pas mal

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Il y a des jours où tout semble flou. Où quelque chose manque, sans qu’on sache quoi. Il y a des manques qui ne sont pas douloureux. Des vides silencieux, presque lumineux. Comme un appel discret à autre chose. Cette semaine, dans Lucid Questions , j’ai posé deux questions à Muriella. Les mots qu’elle m’a partagés sont simples, sincères, et profondément réconfortants. On s’y reconnaît, et parfois, on s’y repose . Ses réponses parlent de  fatigue, d’absence, mais aussi de paix et de présence. Elle met des mots sur ces sensations qu’on vit souvent seul·e, sans trop savoir quoi en faire. Et surtout, elle rappelle une chose essentielle : on n’est pas obligé de remplir tous les vides à tout prix. Parfois, les comprendre suffit. 🌌 Question 1 : Que fais-tu quand tu te sens vidée ? Il y a plusieurs types de vides en nous. Parfois, on pense vivre quelque chose de très profond, comme une dépression… alors qu’en réalité, c’est juste un manque de sommeil. Ça m’est arrivé une fois : je me se...

I feel it quietly

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C'est dans la tête  Alors oui, c’est réel. L’anxiété est réelle. Et paralysante. Parfois utile – pour des questions de survie – mais parfois ingérable. Comme si le passé refusait de se déconnecter, et que le futur s’imposait en HD devant mes yeux. C’est comme s'il y avait plusieurs fenêtres qui s'affichent en même temps dans mon cerveau, et qu'il y avait un gros bug qui m'empêche de me concentrer sur une seule fenêtre. J’inspire et j’expire Avec un peu de respiration. J'y arrive. Je me concentre sur une fenêtre, une seule. Au fur à mesure que je l'observe, je m’aperçois que la fenêtre que j'ai choisie n'est pas la bonne. Elle fait partie de ses pensées qui nourrissent mes angoisses, celles qui te mettent des "et si jamais" et des "j'aurais dû" qui n'arrête jamais. Pourtant, je sais. Ce qui est passé ne reviendra pas. Le succès n’a pas d’âge. Mais les murmures sont plus forts : " Tu devrais…", "Regarde les...

Qui suis-je vraiment sous traitement ?

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Un jour, j’ai réalisé que certaines de mes émotions ne semblaient plus tout à fait… les miennes. Il y a des jours où tout est terne, gris, sans relief. Et puis, d’autres où la joie explose, tellement forte que j’ai l’impression de vouloir vomir des arcs-en-ciel. Je ne sais jamais à quoi m’attendre en me réveillant. J’ai appris à ne plus m’identifier à mes pensées, à prendre du recul. Mais quand l’euphorie dure trop longtemps, quand elle devient trop intense, je me surprends à en vouloir encore, à la chercher comme une drogue. Et quand la tristesse s’invite, c’est la même chose, sauf que cette fois, c’est beaucoup moins drôle. Alors, je me pose la question : où est la frontière entre moi et l’effet des antidépresseurs ? Ce médicament est censé m’aider à réguler quelque chose en moi. Mais si c’est lui qui lisse mes émotions, qui module mes réactions… est-ce que je pense encore vraiment par moi-même ? Le brain fog : l’invisible dans la tête Parfois, c’est comme si mon cerveau refusait d...